Transfagarasan plus belle route du monde
Mon avis sur la Transfagarasan :
La Transfagarasan plus belle route du monde. Entre expérience de conduite et immersion dans les Carpates, c’est aussi le témoin de l’ambition du régime de Ceausescu, une dictature qui voulait défier la montagne. C’est une des routes les plus impressionnantes d’Europe, et un passage obligé pour un roadtrip mythique en Roumanie.
Dans un autre registre, allez voir mes articles sur mes roadtrip en Autriche, au Québec, en Albanie, en Transylvanie, et bien d’autres sur mon blog !
Allez faire un tour sur mon article itinéraire et avis sur la Roumanie ici, pour une meilleure introduction sur le pays. En résumé : Après un tour d’Asie du sud et d’Australie en 2018, j’ai passé l’année 2019 à redécouvrir l’Europe, ses coins les plus reculés. C’est à ce moment que je me suis forgé une idée du voyage basée sur le contre tourisme. La Roumanie est un pays vert, accueillant (mon frère y a fait ses études), parfait pour les voyageurs en quête d’extérieur ! C’est un pays parfait pour le Roadtrip, surtout si vous aimez prendre votre temps. La Transylvanie et ses villages ruraux, perdus et parfois effrayants est parfait pour une quinzaine de jours au coeur d’une Europe moyennageuse !
Ce que ça change pour vous : la partie basse, côté sud, reste ouverte toute l'année jusqu'au barrage de Vidraru, et côté nord jusqu'à la cascade de Bâlea. Seul le col est fermé. Si votre voyage tombe hors saison, lisez plutôt mon road trip en Transylvanie, qui se fait toute l'année.
L'histoire de la route Transfagarasan :
La Transfăgărășan (wow les accents) est construite entre 1970 et 1974 sur ordre du dictateur Ceausescu. Elle n’est pas faite pour le tourisme, mais pour permettre un passage militaire rapide en cas d’envahissement par les soviétiques.
Le projet fut titanesque :
6000 tonnes de dynamite, plus de 40 morts (officiels), et un endettement important du pays…
Ironie du sort, c’est aujourd’hui un des lieux les plus visités du pays. Chef d’oeuvre technique et architectural, elle offre :
- Des panoramas sur les sommets roumains (Moldoveanu et Negoiu)
- Des cascades vertigineuses dont la cascade Bâlea
- Le lac glaciaire Bâlea
- Une des plus grosses concentration d’ours du pays, parfois juste au bord de la route !
Où se trouve la route Transfagarasan ?
La Transfăgărășan (wow les accents) est une route de montagne de 90km qui traverse les monts Fagaras, la plus haute chaîne des Carpates roumaines. Plus d’infos sur mon road trip ICI. Elle relie le village de Bascov (côté sud) et le village de Cârtisoara, (côté nord).
Il faut 5h de route depuis Cluj(une ville sympa et jeune où vivre) pour arriver au lac Bâlea, à 2042m d’altitude, dans un décor alpin époustouflant. C’est le spot pour dormir, dans cet hôtel même s’il faut éviter d’y manger.
Mon aventure sur la route :
En 2018, pendant ma visite de la plus belle route d’Europe, j’étais fan de Top Gear. J’avais vu un épisode pendant lequel les trois présentateurs traversaient les Carpates en Aston Martin DBS. J’étais aussi un grand fan de coucher de soleil.
Mon expérience a été très différente : mon vieux break Citroën a eu du mal a survivre aux 5h de route jusque là. Quand il a fallu grimper jusqu’en haut des Carpates, je suis arrivé trop tard pour le coucher de soleil. La guigne !
Mon expérience a été ternie par un petit accident, arrivé en haut de la route, au lac Bâlea, j’ai perdu ma chaine de baptème. C’était un coup dur émotionnel pour moi, en plus du reste de cette aventure étrange en Roumanie.
Mon erreur a été de faire l’aller-retour entre Cluj–Napocca et la Transfagarasan dans la journée. C’est près de 10h de route. Ne faites pas çà. Dormez en haut de la route pour profiter du soleil levant, ou traversez jusqu’à Buda. Surtout, la Transfagarasan n’est qu’une route et pas une destination : ayez un objectif !
✦Combien coûte la Transfăgărășan :
La route elle-même est gratuite : pas de péage, pas de vignette spécifique en plus de la vignette routière roumaine. Ce que vous payez, c'est la nuit sur place et le carburant. Voici les fourchettes que j'ai relevées, pour deux personnes.
| Poste | Ce que ça couvre | Prix |
|---|---|---|
| Dormir, du plus haut au plus confortable | ||
| Cabana Bâlea Lac | Au bord du lac, à 2 034 m, au point haut de la route. Le seul endroit où vous verrez le lever du soleil sur le col | 50 à 90 € |
| Pensiuni de Cârțișoara | Côté nord, au pied de la montée. Le meilleur rapport qualité-prix, et l'accueil roumain classique | 30 à 55 € |
| Sibiu | À une heure au nord. Une vraie ville, si vous préférez finir la journée au restaurant | 45 à 90 € |
| Rouler | ||
| Carburant, les 90 km | Aller simple, avec les arrêts et la montée. Comptez le double si vous faites l'aller-retour, ce que je déconseille | 100€ ? |
| Location de voiture | Catégorie compacte, en Roumanie, par jour. Voir mes conseils de location à l'étranger avant de réserver | 25 à 45 € |
| Péage sur la route | Il n'y en a pas. Seule la vignette routière roumaine est obligatoire, elle s'achète en station | gratuit |
| Sur place | ||
| Télécabine de Bâlea | Depuis la vallée jusqu'au lac. La seule façon de monter quand le col est fermé | 15€ |
| Forteresse de Poenari | Les 1 480 marches jusqu'au vrai château de Vlad l'Empaleur, côté sud | Marche gratuite |
| Repas au lac Bâlea | Soupe, plat, boisson, dans les cabanes du col. Simple et chaud, c'est tout ce qu'on demande à 2 000 m | 8 à 15 € |
| Une nuit sur la route, deux personnes, tout compris | 90 à 150 € | |
Fourchettes relevées lors de mon passage, à confirmer au moment de réserver. Les prix des cabanes du col montent nettement en juillet et en août, seuls mois où tout le monde peut y accéder.
Le seul vrai piège budgétaire : venir à la journée depuis Cluj ou Bucarest. Vous paierez deux fois le carburant, vous passerez huit heures en voiture, et vous arriverez au col en milieu de journée, au pire moment pour la lumière comme pour la foule. Une nuit sur place coûte moins cher que la journée que vous perdez. Le reste de l'itinéraire est dans mon road trip en Transylvanie.
La Transfăgărășan en chiffres :



Quand et comment visiter la Transfagarasan ?
La meilleure saison pour visiter la Roumanie est l’automne. En tout cas c’est ce que les locaux m’ont dit. Pendant les 2h de route qui vous feront traverser les Carpates, vous pourrez profiter de couleurs dignes du Canada à la même période.
Il faut avoir un 4X4, ou un SUV si possible, pour éviter de vivre la même aventure que moi. PS : je connais un super loueur de voitures, contactez moi via Odyssélux. La zone ne se visite pas, et il reste peu de temps avant que le clocher soit totalement englouti. Foncez amis aventuriers !
Est ce que la Transfagarasan est dangereuse ?
Non. C’est vrai que c’est une route sinueuse et qu’il faut avoir confiance en sa voiture. Çà monte (jusqu’à 2000m). Mais rien de spécialement difficile, sauf si vous êtes en mode rallie. Faites attention à vous !
Le vrai danger est l’hiver, quand la route est gelée et glissante. Il faut alors redoubler de prudence.
Ah, et il y a des ours aussi.
Que faire d'autre dans la région ?
Si votre point de base est Cluj-Napocca, comme moi, la Transfagarasan plus belle route du monde est loin. Il faut passer par la mine de sel de Turda et être témoin du lac toxique de Geamana.
Profitez surtout de la nature et des nombreuses randonnées possibles en montagne. Si vous dormez autour du lac Bâlea, vous pouvez tenter l’ascension des plus hauts sommets de Roumanie ! Tout çà est possible si vous optez pour un road trip en Transylvanie.
Quand est ouverte la route Transfagarasan ?
- Col enseveli sous la neige
- Neige, verglas
- Toujours enneigée en altitude
- Fonte, éboulements
- Cascades pleines en bas
- Ouverture (selon la neige)
- Col ouvert, montagne verte
- Cascade & lac Bâlea
- Météo la plus stable
- Randonnées d'altitude
- Premières couleurs d'automne
- Moins de monde
- Couleurs flamboyantes
- Fermeture ~fin du mois
- Neige, col bloqué
- Route gelée
La Transfăgărășan n'est ouverte que de juillet à octobre (officiellement du 1ᵉʳ juillet au 1ᵉʳ novembre), et encore, selon l'enneigement. Septembre est idéal : couleurs d'automne et moins de foule. Le reste de l'année, le col est fermé — on ne rejoint le lac Bâlea que par téléphérique. Vérifiez toujours l'état d'ouverture avant de partir.
Où dormir sur la Transfăgărășan :
Dormir à 2 042 m, au bord du lac glaciaire, pour vivre le lever du soleil sans personne. L'expérience ultime — la chambre est simple, mais l'emplacement n'a pas de prix. Réservez tôt, les places sont rares.
Voir sur Maps →La plus belle ville saxonne de Transylvanie, à moins d'une heure de la sortie nord. Idéale comme base confortable, avec de vrais restaurants et une superbe vieille ville. Mon choix pour encadrer la route.
Voir sur Maps →Des pensions familiales au pied de la route, parfaites pour attaquer la montée tôt le matin. Simple, chaleureux et bon marché — la vraie hospitalité roumaine.
Voir sur Maps →Quand la route ferme, le lac Bâlea accueille le premier hôtel de glace d'Europe de l'Est, reconstruit chaque hiver et accessible par téléphérique. Insolite et glacial — au sens propre.
Voir sur Maps →
✦La Transfăgărășan est-elle ouverte en ce moment ?
La section de montagne, entre Bâlea Cascadă et Piscul Negru, est fermée à la circulation d'octobre ou novembre jusqu'à fin juin ou début juillet. Le reste de la route reste ouvert toute l'année.
C'est la question que tout le monde pose, et la réponse dépend du jour où vous lisez ces lignes : je tiens le statut à jour en haut de cet article. Ce qu'il faut retenir, c'est que « fermée » ne veut pas dire inaccessible. Côté nord, on monte jusqu'à la cascade de Bâlea toute l'année, et le télécabine prend le relais jusqu'au lac. Côté sud, on roule jusqu'au barrage de Vidraru sans problème, avec la forteresse de Poenari au passage. Seuls les vingt-cinq kilomètres du col sont barrés, et ils le sont physiquement, par une barrière : inutile d'espérer passer quand même.
✦Quand ouvre exactement la Transfăgărășan ?
L'ouverture officielle a lieu autour du 30 juin ou du 1er juillet, et la fermeture début novembre. Les dates ne sont jamais fixées à l'avance : elles dépendent du déneigement et sont annoncées quelques jours seulement avant.
La route est gérée par la CNAIR, l'équivalent roumain de nos directions des routes, et l'annonce tombe sur ses canaux officiels. Certaines années, la neige s'accroche et l'ouverture glisse à la mi-juillet. D'autres, un automne doux laisse le col praticable jusqu'à la mi-novembre. Deux conséquences pratiques :
- Ne calez pas un voyage sur la dernière semaine de juin. C'est le meilleur moyen d'arriver devant une barrière fermée. Juillet, août et septembre sont les trois mois sûrs.
- Septembre est le meilleur mois. La route est ouverte, les cars ont disparu, la lumière est plus basse et les couleurs des Fagaras commencent à tourner. C'est le moment où j'y suis passé.
- La nuit, c'est fermé aussi, une partie de la saison. Le passage du col peut être interdit entre le coucher et le lever du soleil, brouillard et animaux obligent. Prévoyez d'être redescendu avant la tombée du jour, ce qui est de toute façon la bonne façon de faire.
✦Combien de temps faut-il pour parcourir la Transfăgărășan ?
Comptez deux heures trente à trois heures sans vous arrêter pour les quatre-vingt-dix kilomètres de montagne, et une journée entière si vous voulez vraiment voir quelque chose.
Le chiffre de trois heures est celui du GPS, et il ne veut rien dire ici : personne ne traverse la Transfăgărășan sans s'arrêter. La vitesse est limitée à quarante kilomètres-heure sur la section de montagne, les lacets s'enchaînent, et il y a un arrêt tous les deux virages. Voici comment se découpe une vraie journée :
- La montée nord, deux heures. Cârțișoara, la cascade de Bâlea, puis les lacets jusqu'au lac. C'est la partie la plus photogénique, et celle où l'on met le plus de temps.
- Le lac Bâlea, une à deux heures. Le tour du lac, un repas chaud dans une cabane, le tunnel juste au-dessus.
- La descente sud, deux à trois heures. Plus longue qu'elle n'en a l'air, avec le lac de Vidraru, le barrage et la forteresse de Poenari, qui demande à elle seule une bonne heure et 1 480 marches.
D'où mon conseil, développé dans le tableau des prix : dormez sur place. La journée depuis Bucarest ou Cluj vous fera arriver au col vers midi, au pire moment pour la lumière comme pour la fréquentation.
✦Dans quel sens prendre la Transfăgărășan ?
Du sud vers le nord, de Curtea de Argeș vers Sibiu. Les grands lacets sont sur le versant nord : en descendant, vous les avez face à vous pendant tout le trajet, au lieu de les avoir dans le rétroviseur.
C'est le seul point où je ne suis pas d'accord avec la majorité des guides, qui décrivent la route du nord au sud parce que c'est le sens depuis Sibiu. Géographiquement, les virages en épingle qu'on voit sur toutes les photos sont sur le flanc nord, entre la cascade de Bâlea et le lac. Si vous montez par là, vous les prenez le nez sur le pare-chocs de la voiture de devant. Si vous arrivez par le sud, vous sortez du tunnel de Bâlea et toute la vallée s'ouvre d'un coup, avec les lacets déroulés en dessous de vous. C'est l'un des plus beaux moments de conduite que je connaisse en Europe.
L'autre argument est logistique : dans ce sens, vous finissez à Sibiu, une ville où l'on a envie de dîner et de dormir, plutôt qu'à Curtea de Argeș. Et vous enchaînez naturellement sur le reste de la Transylvanie, ce que je raconte dans mon road trip en Transylvanie.
✦La Transfăgărășan est-elle dangereuse ?
Non, pour un conducteur normal et de jour. L'asphalte est en bon état, la route est large, et la vitesse y est limitée à quarante kilomètres-heure. Les vrais risques ne sont pas la route elle-même, mais le brouillard, les ours et l'heure à laquelle vous vous y engagez.
Elle a une réputation de route extrême qu'elle ne mérite pas tout à fait. Ce n'est ni une piste ni une route de haute montagne asiatique : c'est un ouvrage militaire construit large, avec du bitume, et refait régulièrement. En revanche, quatre choses méritent d'être prises au sérieux :
- Le brouillard au col. Il tombe en vingt minutes et la visibilité passe sous les trente mètres. C'est de loin le premier danger réel. Si ça arrive, on ralentit, on allume tout, et on ne s'arrête pas dans un virage.
- Les ours. Il y en a, on les voit au bord de la route côté nord, et des gens s'arrêtent pour les nourrir. Ne le faites pas : c'est interdit, verbalisé, et c'est ce qui rend les animaux dangereux. Restez dans la voiture. J'en parle dans mon article sur l'observation des ours dans les Carpates.
- Les autres. Motards en pleine séance de pilotage, cyclistes en danseuse dans les lacets, cars qui prennent le virage en deux fois. Le danger, sur cette route, vient toujours d'en face.
- La tombée de la nuit. Pas d'éclairage, pas de rambarde continue, et une descente longue. Partez le matin, pas après le déjeuner.
Un mot sur le véhicule : une citadine de location fait parfaitement l'affaire, il n'y a aucun passage qui demande de la garde au sol. Vérifiez simplement les freins et n'oubliez pas de rétrograder en descente plutôt que de rester sur la pédale pendant vingt kilomètres. Mes autres réflexes de location sont ici : louer une voiture à l'étranger.
Où manger sur la Transfăgărășan :
Au lac Bâlea, les gargotes servent soupe, mici et polenta aux voyageurs frigorifiés. Pratique pour se réchauffer, mais franchement quelconque — n'en attendez pas un festin.
Voir sur Maps →Gardez votre faim pour la sortie nord. Les mehanas de Sibiu servent la vraie cuisine transylvaine — sarmale, ciorbă, papanași — pour trois fois rien. Le meilleur moment gastronomique de l'étape.
Voir sur Maps →Mon conseil préféré : achetez fromage fumé, pain et tomates au marché avant de monter, et déjeunez sur un belvédère face aux Carpates. Aucun restaurant ne battra ce panorama.
Marché à Maps →Bon à savoir : pour tout comprendre de la cuisine roumaine (et savoir quoi commander), voyez mon guide Manger en Roumanie, ou plongez dans mon road trip en Transylvanie.
Envie de rouler sur la Transfăgărășan ?
Voiture adaptée, hôtel au sommet du lac Bâlea, itinéraire dans les Carpates et bonnes adresses : je vous compose ce road trip roumain de A à Z, loin du tourisme de masse, via mon agence de voyage sur mesure, Odyssélux !
FAQ — La Transfăgărășan en Roumanie
Quand est ouverte la Transfăgărășan ?
Où se trouve la Transfagarasan plus belle route du monde ?
Combien de temps faut-il pour faire la Transfăgărășan ?
La Transfăgărășan est-elle dangereuse ?
Peut-on voir des ours sur la Transfăgărășan ?
Où dormir sur la Transfăgărășan ?
Comment aller à la Transfăgărășan ?
Que combiner avec la Transfăgărășan ?
En Conclusion :
Tourisme
Élue « plus belle route du monde » par le Top Gear UK, la Transfagarasan est un objectif parfait pour les motards en quête de sensations fortes. J’ai traversé ses virages dans un vieux break, et j’ai quand même eu des sensations. Foncez !
L’hiver, la route est encore plus impressionnante. Le col, assez haut en altitude doit être gelé !
PS : la Transfagarasan plus belle route du monde n’est qu’un passage, prévoyez de faire un roadtrip plus complet sur une bonne semaine pour en profiter !