Mes aventures
en Allemagne :
Je ne suis pas un grand spécialiste de l’Allemagne. Mon historique avec le pays : j’ai choisi LV2 espagnol (j’ai grandi près de l’Espagne, çà faisait sens) et pendant mon premier job, j’étais constamment harcelé par un Ingénieur Allemand qui passait son temps à me dire à quel point les Français étaient assistés et stupides. Rien de grave, mais pas assez pour me donner envie de visiter un pays dans lequel je n’ai aucune image en tête de lieux iconiques. Mais en 2020, en plein roadtrip en Europe centrale, après avoir visité l’Italie, la Suisse et l’Autriche, j’ai fait un détour en Bavière, à la lisère sud de l’Allemagne, pour visiter le château de Neuschwanstein. Le détour valait le coup, mais si vous voulez en savoir plus, il faudra lire mon article ! En tout cas je serai ravi de discuter avec mes lecteurs germanophiles de ce pays et de ce que j’ai manqué. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !
Le pays le plus peuplé et la première économie de l'UE, mais aussi une terre de forêts, de châteaux de conte de fées et de villes réinventées. Berlin la libre et créative, la Bavière et ses Alpes, le château de Neuschwanstein qui a inspiré Disney, la Forêt-Noire, la Route romantique, les vallées du Rhin. Un pays qu'on sous-estime souvent (moi le premier), riche d'histoire et facile à parcourir — dans l'UE et l'euro, avec des trains et des autoroutes redoutables. Mieux vaut se laisser surprendre.
La meilleure période va de mai à septembre : douceur, longues journées, forêts verdoyantes et terrasses. Septembre est parfait (et c'est l'Oktoberfest à Munich). L'automne colore joliment la Forêt-Noire et la Bavière. À part : décembre, froid mais magique pour les marchés de Noël (Nuremberg, Dresde…), une raison à part entière de venir. À éviter : novembre, gris et humide, entre-deux sans charme.
Pendant huit siècles, l'espace germanique est un Saint-Empire romain germanique morcelé en centaines d'États, villes libres et principautés. Pas une nation, mais une constellation — ce qui explique la diversité régionale du pays aujourd'hui.
Le moine Martin Luther affiche ses 95 thèses à Wittenberg et déclenche la Réforme protestante, qui bouleverse toute l'Europe. L'Allemagne se retrouve durablement partagée entre nord protestant et sud catholique.
Sous l'impulsion de la Prusse et de Bismarck, les États allemands s'unifient enfin en 1871 pour former l'Empire allemand. Une nation puissante naît au cœur de l'Europe — avec les tensions que l'on connaît.
Le XXᵉ siècle est tragique : deux guerres mondiales, la République de Weimar, puis la dictature nazie et la Shoah. L'Allemagne sort de 1945 détruite, divisée et confrontée à sa mémoire, qu'elle regarde en face depuis.
Le pays est coupé en deux : RFA à l'Ouest, RDA à l'Est, séparées par le mur de Berlin (1961). Pendant 28 ans, la ville devient le symbole de la Guerre froide, avant la chute du Mur en novembre 1989.
La réunification de 1990 refait une nation. L'Allemagne devient la première économie européenne et l'un des moteurs de l'UE. Berlin, longtemps meurtrie, est aujourd'hui l'une des capitales les plus créatives du continent.
Le saviez-vous ? L'Allemagne moderne n'a été unifiée qu'en 1871 — bien après la France ou l'Angleterre. Cette histoire de morcellement explique pourquoi le pays est si décentralisé : chaque Land a sa capitale, ses universités, ses traditions… et il n'y a pas « une » ville qui domine tout, comme Paris chez nous.
Le château de conte de fées de Louis II, perché sur son éperon face aux Alpes, qui a inspiré le château de Disney. Le détour valait le coup, même pour un sceptique comme moi — Neuschwanstein, détour par le château de Mickey.
La capitale la plus libre et créative d'Europe : vestiges du Mur, mémoire à ciel ouvert, musées, friches artistiques et nuits légendaires. Une ville qui se réinvente sans cesse, chargée d'histoire et d'énergie.
Munich, ses brasseries et l'Oktoberfest, porte d'entrée vers les Alpes, les lacs et les villages bavarois. La carte postale de l'Allemagne du sud, entre tradition et montagne.
Vallées boisées, lacs, villages à colombages et routes panoramiques : la région des contes des frères Grimm, idéale pour un roadtrip lent, entre nature et gastronomie (le vrai gâteau Forêt-Noire !).
Entre Coblence et Mayence, le Rhin romantique aligne châteaux perchés, vignobles en terrasses et villages fortifiés. L'un des plus beaux itinéraires fluviaux d'Europe, classé à l'UNESCO.
Le grand port du nord, ses canaux, son quartier des entrepôts (Speicherstadt) classé UNESCO et sa vie culturelle. Avec Brême et Lübeck, une autre Allemagne : maritime, marchande et élégante.
En toute honnêteté : je ne suis pas (encore) un grand spécialiste de l'Allemagne — je n'y ai fait qu'un détour bavarois. Mais « il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis » : je compte bien y retourner. Pour l'instant, mon récit se lit ici — Neuschwanstein — et je peux déjà vous organiser le voyage via Odyssélux.
Bon à savoir : l'Allemagne est souvent moins chère que la France — bière, transports, hébergement compris. Réservez vos billets de train à l'avance (Deutsche Bahn) et le château de Neuschwanstein en ligne (les créneaux partent vite). Gardez du cash : beaucoup de petits commerces et restaurants ne prennent toujours pas la carte.
Pays de la zone euro, mais attention : beaucoup de petits commerces, cafés et restaurants n'acceptent pas la carte (« nur Bargeld » = espèces uniquement). Gardez toujours des billets et pièces sur vous.
Le réseau Deutsche Bahn est excellent (billets moins chers réservés tôt), et le Deutschland-Ticket couvre à petit prix les transports régionaux. En voiture, l'Autobahn est gratuite — avec des portions sans limite de vitesse.
Pour les Français, la carte d'identité suffit, aucun visa, et le roaming européen fonctionne (internet sans surcoût). L'un des voyages les plus simples qui soient côté paperasse.
Le dimanche est un jour de repos sacré (Ruhetag) : commerces et supermarchés sont fermés. Prévoyez vos courses la veille. Idem certains jours fériés régionaux, variables selon les Länder.
Les bouteilles et canettes ont une consigne (Pfand) : rapportez-les à la machine du supermarché pour récupérer 8 à 25 centimes chacune. Tri rigoureux et culture écolo très ancrée : jouez le jeu.
On parle allemand, mais l'anglais est très répandu, surtout chez les jeunes et en ville. Pays sûr, propre, ponctuel et organisé ; on respecte les règles (et les feux piétons, même sans voiture !).
En résumé : un voyage facile, sûr et abordable — euro, Schengen, roaming, transports parfaits. Trois réflexes très allemands : garder du cash, anticiper le dimanche fermé, et rapporter ses bouteilles consignées. Pour le reste, laissez-vous surprendre par un pays plus riche qu'on ne l'imagine.