Mes aventures
en Roumanie :
Récits de voyage en Roumanie, conseils et expérience
Mon frère a vécu 5 ans en Roumanie pour ses études. J’ai donc visité le pays à de nombreuses reprises (même si j’ai principalement bu des coups à Cluj) et je suis donc spécialiste de la destination (même si je me considère spécialiste de toutes les destinations présentées sur mon blog).
Toujours est-il que ce pays de forêts est l’un des derniers bastions naturels d’Europe. Un coin où il fait bon roadtriper et où rien n’est cher. Les roumains sont fiers et sympathiques et vous accueilleront du mieux qu’ils peuvent. En bonus, il y a quelques pépites que je vous dévoile dans mes articles.
Et si vous êtes frileux, laissez moi organiser tout çà via mon agence de voyage, Odyssélux !
L'un des derniers grands espaces sauvages d'Europe : les Carpates, des forêts primaires et près de 6 000 ours bruns (la plus grande population du continent). C'est aussi l'un des pays les moins chers de l'UE, un paradis du roadtrip — la mythique Transfăgărășan, les villages saxons de Transylvanie, Bucarest et son palais démesuré, et des pépites insolites comme Geamana, village englouti sous un lac de résidus miniers. Mon frère y a vécu 5 ans (Cluj). Monnaie : le leu (pas l'euro), UE et Schengen. Accueil chaleureux, nature immense, prix doux.
Pour le roadtrip et les Carpates : de mai à octobre. La Transfăgărășan et la Transalpina, les deux grandes routes de montagne, n'ouvrent que de juillet à fin octobre (fermées le reste de l'année pour cause de neige) — c'est incontournable si c'est votre but. Mon coup de cœur : septembre-octobre, quand les forêts s'embrasent (les photos d'automne de ce blog, c'est ça) et qu'il y a moins de monde. À éviter : mars et novembre, entre-deux gris et boueux. L'hiver, place au ski et aux marchés de Noël de Transylvanie.
L'empereur Trajan conquiert le royaume dace en 106. La colonisation romaine laisse une empreinte unique : le roumain est une langue latine, îlot néo-latin entouré de langues slaves et hongroise. Le nom même du pays vient de « Rome ».
Trois principautés se forment : Valachie, Moldavie, Transylvanie. Vlad Țepeș (Vlad l'Empaleur), prince de Valachie, résiste aux Ottomans avec une cruauté légendaire — il inspirera le Dracula de Bram Stoker. Le château de Bran surfe sur le mythe.
Les principautés vivent sous suzeraineté ottomane, tandis que la Transylvanie passe sous domination hongroise puis autrichienne. C'est l'époque des villages saxons fortifiés et des églises peintes de Bucovine, aujourd'hui classés à l'UNESCO.
Valachie et Moldavie s'unissent en 1859. Après la Première Guerre mondiale, la Transylvanie rejoint le royaume en 1918 : c'est la « Grande Roumanie », qui dessine à peu près le pays d'aujourd'hui.
Sous le communisme, le dictateur Nicolae Ceaușescu impose un régime dur et fait bâtir à Bucarest un palais démesuré. En décembre 1989, la révolution le renverse — il est exécuté. La Roumanie bascule vers la démocratie.
Membre de l'UE depuis 2007 et de Schengen depuis 2025, la Roumanie se modernise vite tout en restant l'un des derniers refuges sauvages d'Europe. Latine, orthodoxe, fière — et encore méconnue des touristes.
Le saviez-vous ? Le roumain est la seule langue latine d'Europe de l'Est : un Français en reconnaît des dizaines de mots. Et le mythe de Dracula, lui, est surtout un formidable coup de marketing touristique — le vrai Vlad Țepeș n'a jamais habité le château de Bran.
La route de montagne la plus spectaculaire de Roumanie : 90 km de lacets jusqu'à 2 042 m, le lac Bâlea au sommet, ouverte seulement de juillet à octobre. Un roadtrip mythique — la Transfăgărășan, plus belle route du monde.
Le « petit Paris de l'Est » et son gigantesque Palais du Parlement, second plus grand bâtiment du monde, hérité de Ceaușescu. Faut-il s'y arrêter ? Mon avis franc — faut-il passer 3 jours à Bucarest ?
Un village entier englouti sous un lac de résidus miniers aux couleurs irréelles, dont seul le clocher de l'église émerge encore. Un lieu bouleversant et hors des radars — Geamana, le lac radioactif roumain.
Le cœur médiéval du pays : les vieilles villes colorées de Brașov, Sibiu et Sighișoara, les villages saxons fortifiés, et le fameux château de Bran (dit « de Dracula »). La Transylvanie de carte postale, à explorer en roadtrip.
Des forêts primaires, des alpages, et la plus grande population d'ours bruns d'Europe. On randonne, on observe la faune, on respire : c'est ici que la Roumanie mérite son titre de dernier bastion naturel du continent.
La capitale vibrante de la Transylvanie, jeune, festive et bon marché — où mon frère a vécu 5 ans (et où j'ai, disons, beaucoup étudié la vie nocturne). Un excellent point de départ pour explorer le nord et l'ouest du pays.
Mon itinéraire complet : comment enchaîner tout ça en roadtrip, combien de temps, quelle boucle — je détaille tout dans Roumanie, avis et itinéraire. Et si vous préférez qu'on vous organise le voyage clé en main, c'est mon métier via Odyssélux.
Mon conseil : la Roumanie est un des rares pays d'Europe où l'on voyage bien sans se ruiner. Louez une voiture, dormez en pensiuni, mangez local : pour le prix d'un week-end en Europe de l'Ouest, vous partez une semaine entière. Pensez juste à retirer des lei (la carte passe partout en ville, moins dans les villages), et vérifiez le taux avant de partir.
La Roumanie est dans l'UE mais garde sa monnaie, le leu. La carte passe partout en ville, moins dans les villages : gardez du liquide. Évitez de changer à l'aéroport (mauvais taux) et privilégiez les distributeurs. Vérifiez le taux avant de partir.
Pour les Carpates et les pépites, la voiture est quasi indispensable. Achetez la vignette rovinietă (obligatoire). Les grands axes sont bons, les petites routes plus rustiques ; attention à la conduite locale, parfois sportive, et aux charrettes.
Depuis 2025, la Roumanie est pleinement dans Schengen : pour les Français, la carte d'identité suffit, aucun contrôle aux frontières. Roaming européen actif, donc internet sans surcoût. Un des voyages les plus simples d'Europe côté paperasse.
La Roumanie abrite ~6 000 ours bruns. Ils s'approchent parfois des routes (notamment sur la Transfăgărășan) : ne les nourrissez jamais, ne descendez pas de voiture pour les photographier. En randonnée, faites du bruit et rangez la nourriture.
Le roumain est une langue latine : on en devine beaucoup. Les jeunes parlent souvent anglais, et le français est apprécié. Pays très orthodoxe, aux habitants fiers et accueillants — un « bună ziua » (bonjour) ouvre bien des portes.
La Roumanie est un pays sûr, loin des clichés. Les précautions sont classiques : pickpockets dans les gares de Bucarest, taxis à compteur (ou Bolt), vigilance nocturne en ville. Rien qui doive vous inquiéter pour un roadtrip.
En résumé : un des voyages les plus simples et abordables d'Europe — Schengen, roaming, prix doux, gens accueillants. Louez une voiture, prenez la vignette, gardez quelques lei sur vous, et laissez-vous porter par les forêts. La seule vraie règle : respecter les ours.