Mes aventures
en Autriche :
J’ai visité Vienne en 2018, en train depuis la Roumanie (c’est un sacré voyage dans une Europe de l’est qui mérite vraiment d’être visitée). C’est la ville au monde qui m’a le plus fait penser à Paris (en beaucoup plus petit, certes). Les viennois y étaient aussi stylés et pédants que les parisiens. Le château de Schönbrunn est un parfait miroir de Versailles, montrant bien les liens passés entre nos deux pays. C’était une autre époque. J’ai ensuite fait un road trip en Autriche en 2020, l’été du covid, avec mon père. Ce voyage était forcément spécial vu cette époque bénie où le tourisme mondial était à l’arrêt (mais on était encore avant l’époque des masques et des vaccins). Pour autant, même cette année là j’ai vu des trend qui doivent perdurer : le surtourisme à Hallstatt, le calme des montagnes et la beauté des Dolomites Autrichiennes. Je détaille tout çà dans mes articles, avec des photos qui datent, donc déjà de six ans !
Le cœur alpin de l'ancien empire des Habsbourg : Vienne l'impériale (un petit air de Paris), le château de Schönbrunn en miroir de Versailles, et surtout des montagnes à couper le souffle — cols mythiques, lacs turquoise du Salzkammergut, « Dolomites autrichiennes ». Un pays où le vrai voyage se joue loin des villages saturés comme Hallstatt : dans le calme des vallées alpines. Riche, sûr, raffiné, dans l'UE et l'euro. J'y ai roadtripé, et c'est là que l'Autriche est la plus belle.
Pour les montagnes, les lacs et le roadtrip : de juin à septembre, quand les cols alpins (Grossglockner, Silvretta…) sont ouverts. Septembre est idéal : encore doux, moins de foule. Décembre à mars pour le ski et les marchés de Noël. À éviter : novembre, entre-deux gris où beaucoup de cols et remontées ferment. Astuce contre-tourisme : même en plein été, on fuit vite la cohue de Hallstatt en montant dans les vallées.
Les Habsbourg s'emparent de l'Autriche et n'en lâcheront plus les rênes pendant plus de six siècles. Par mariages plus que par guerres, ils bâtissent l'une des plus puissantes maisons régnantes d'Europe.
Vienne est assiégée à deux reprises par les Ottomans (1529, 1683) et tient bon : la ville devient le bastion oriental de la chrétienté. On raconte que le café — et le croissant — y seraient nés de ces sièges.
Sous Marie-Thérèse, Vienne rayonne : Schönbrunn (le Versailles autrichien), Mozart, la musique et les arts. L'Autriche devient une capitale culturelle majeure de l'Europe des Lumières.
L'immense Empire austro-hongrois, mosaïque de peuples, domine l'Europe centrale — l'époque de Sissi et de François-Joseph. Son effondrement, après 1918, redessine toute la carte du continent.
En 1938, l'Autriche est annexée par l'Allemagne nazie (l'Anschluss). Le pays traverse la guerre puis l'occupation alliée, avant de retrouver sa souveraineté au milieu des années 1950.
En 1955, l'Autriche redevient indépendante et se déclare neutre. Elle rejoint l'UE en 1995 et l'euro. Prospère, verte et raffinée, elle a fait de Vienne l'une des villes les plus agréables du monde.
Le saviez-vous ? Le château de Schönbrunn, résidence d'été des Habsbourg, fut conçu pour rivaliser avec Versailles — un miroir assumé des liens (et rivalités) entre les cours de France et d'Autriche. Mozart y aurait joué enfant devant Marie-Thérèse.
La capitale des Habsbourg : le château de Schönbrunn (miroir de Versailles), les cafés viennois, l'opéra et les palais. Élégante, musicale, un petit air de Paris en plus feutré — l'étape culturelle du pays.
Le village au bord du lac le plus photographié d'Autriche… et l'un des plus saturés d'Europe. Sublime, mais à voir tôt le matin ou hors saison. Mon avis franc sur ce phénomène — Hallstatt, un village trop visité.
La ville baroque de Mozart, dominée par sa forteresse, entre jardins, coupoles et montagnes. Charmante et compacte, elle se visite à pied et sert de porte d'entrée vers les lacs du Salzkammergut.
La région des lacs alpins turquoise (Wolfgangsee, Hallstättersee…), entre villages tranquilles et sommets. C'est là qu'on fuit la foule pour retrouver la vraie douceur autrichienne.
La plus célèbre route alpine d'Autriche, ses lacets jusqu'à ~2 500 m face au glacier, et les « Dolomites autrichiennes ». Le cœur de mon roadtrip — mon roadtrip en Autriche.
La capitale des Alpes, blottie entre les sommets, mêle vieille ville médiévale, tremplins olympiques et téléphériques. Idéale pour randonner l'été et skier l'hiver, au plus près de la haute montagne.
Mon conseil : l'Autriche est splendide, mais son plus beau visage n'est pas dans les villages saturés — il est dans les vallées et sur les cols, où la foule disparaît. Je raconte mon roadtrip (Vienne, les lacs, les Alpes) dans cet article. Envie qu'on vous l'organise ? C'est mon métier via Odyssélux.
Mon conseil : l'Autriche offre les Alpes et l'élégance impériale pour moins cher que la Suisse. La formule qui marche : dormir en Gasthof de village, manger dans les auberges locales, et miser sur une nature gratuite (lacs, sentiers, panoramas). N'oubliez pas la vignette autoroute si vous roulez.
L'Autriche est dans la zone euro : aucun change à prévoir. La carte passe partout, mais gardez un peu d'espèces pour les petites pensions et refuges de montagne, parfois cash uniquement.
Pour rouler sur les autoroutes, la vignette (Autobahnvignette) est obligatoire — achetez-la en ligne ou à la frontière. Certaines routes alpines (Grossglockner, Silvretta) ont en plus un péage spécifique. Sinon, le réseau ferré ÖBB est excellent.
Pour les Français, la carte d'identité suffit, aucun visa, et le roaming européen fonctionne (internet sans surcoût). L'un des voyages les plus simples qui soient côté paperasse.
Les grands cols alpins et beaucoup de remontées ne fonctionnent qu'en été (env. juin-octobre) ou en hiver (ski). Hors saison, on reste dans les vallées et les villes. Vérifiez l'ouverture avant de viser un col précis.
Certains lieux (Hallstatt en tête) sont saturés en journée. L'astuce : y aller très tôt ou hors saison, et surtout consacrer son temps aux vallées et villages méconnus, où l'Autriche est infiniment plus belle.
On parle allemand (avec un accent chantant), mais l'anglais est très répandu. Pays sûr, propre et ponctuel, à la culture du café et de la pâtisserie — prenez le temps d'une Sachertorte dans un vrai café viennois.
En résumé : un voyage facile, sûr et raffiné — euro, Schengen, roaming, transports parfaits. Deux réflexes : la vignette autoroute si vous roulez, et un timing malin pour esquiver la foule des spots célèbres. Le reste, ce sont les Alpes et la douceur impériale qui s'en chargent.