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vue sur le lac de bali cratère canopée
2014Bali
bali polué
2026Bali
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Surtourisme écologie et enfer local

Bali avant et aujourd'hui : ce qui a changé

Bali en 30 secondes :

Je dois être honnête d'entrée : mon Bali date de 2014, et ce n'est plus le même endroit. À l'époque, Canggu était un village de rizières où quelques surfeurs logeaient chez l'habitant, et Uluwatu se résumait à une falaise et un temple. Aujourd'hui, l'île a dépassé les sept millions de visiteurs internationaux par an, les rizières irriguées du sud sont devenues des villas, un trajet aéroport vers Canggu peut prendre plus d'une heure et demie, et le sud connaît des pénuries d'eau. Une taxe de séjour a été instaurée en 2024, un métro est en construction depuis 2026. Faut-il encore y aller ? Oui, mais pas là où tout le monde va, et c'est tout l'objet de cet article.

2014l'année de mon séjour, avant la vague
7 M+d'arrivées internationales en 2025
150 000 IDRla taxe de séjour, depuis février 2024
90 min+aéroport vers Canggu aux heures de pointe

Cet article ouvre mes aventures en Indonésie. Il prolonge la même question que je posais pour Marrakech.

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Nusa penida en 2014.
penida bali
Nusa penida en 2014 (il n'y avait pas de routes).

Ce qui a changé, point par point :

Six transformations, de la plus visible à la plus grave. La cinquième est celle dont on parle le moins et qui décidera de l'avenir de l'île.

Le symbole

Canggu

En 2014, c'était des rizières, quelques warungs et des surfeurs logés chez l'habitant. C'est devenu le quartier général mondial du travail à distance, avec cafés à façade végétale, salles de sport et villas là où l'eau d'irrigation passait.

Le changement le plus spectaculaire de l'île.
La falaise

Uluwatu

Un temple sur une falaise et quelques spots de surf connus des seuls initiés. Aujourd'hui, des complexes en surplomb, une pression immobilière énorme, et des projets de réaménagement du front de mer qui divisent jusqu'aux Balinais.

La transformation la plus rapide en cours.
Le quotidien

La circulation

C'est le premier choc pour qui revient. Aux heures de pointe, la vitesse moyenne dans certaines zones du sud descend au niveau de la marche, et les journées se planifient autour des embouteillages plutôt que des sites.

Comptez le double de temps qu'annoncent les cartes.
L'ambiance

Les sites emblématiques

Tegallalang, Tirta Empul, la porte de Lempuyang : ce qui était en 2014 une découverte est devenu un parcours photographique avec file d'attente et parfois un tarif pour poser au bon endroit.

La foule a changé la nature même du lieu.
Le fond du problème

L'eau

C'est le sujet qui décidera de tout, et celui dont on parle le moins. Le sud connaît des tensions sur l'approvisionnement, entre piscines de villas, hôtels et le système d'irrigation traditionnel des rizières.

Le vrai enjeu, bien avant la foule.
Ce qui tient

L'intérieur et l'est

Voilà la bonne nouvelle. Sidemen, Munduk, Amed, le nord de l'île : ces régions ressemblent encore beaucoup à ce que j'ai connu, et elles sont à une heure ou deux du chaos du sud.

Tout n'est pas perdu, loin de là.

Ce que je ne regrette pas :

La nostalgie est un mauvais guide, alors soyons justes. Certaines choses se sont nettement améliorées. Les routes de l'intérieur sont bien meilleures, ce qui rend l'est et le nord réellement accessibles là où il fallait des heures de piste.

L'offre d'hébergement s'est diversifiée à tous les prix, et de nombreuses familles balinaises vivent aujourd'hui du tourisme dans des régions qui n'avaient rien. Le tourisme n'est pas un mal en soi, c'est sa concentration sur vingt kilomètres carrés qui pose problème.

Enfin, l'île a commencé à réagir : taxe de séjour depuis 2024, campagnes sur le comportement des visiteurs, projets d'infrastructure. C'est tardif et insuffisant, mais ce n'est plus le déni.

Ce que je dis à ceux qui me demandent : ne cherchez pas le Bali de 2014, il n'existe plus dans le sud et il ne reviendra pas. Cherchez plutôt le Bali de 2026 là où il est encore intact, c'est-à-dire à l'est et dans les montagnes. Vous ne serez pas déçu, vous serez juste ailleurs que sur les photos.
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Des piscines naturelles.
femme balinaise
Femme balinaise.
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Portes du ciel à Bali.

Ce qui a changé côté pratique :

Les points concrets qui n'existaient pas ou pas ainsi lors de mon séjour, tous revérifiés pour 2026.

Ordres de grandeur 2026, à revérifier avant le départ
Ce qui a changéOù ça en est
Taxe de séjour150 000 IDR par visiteur, depuis février 2024
Paiement de la taxeen ligne avant le départ, ou aux bornes à l'arrivée
Fréquentationplus de 7 millions d'arrivées internationales en 2025
Transportsmétro en construction depuis avril 2026, livraison visée 2028
Circulationaéroport vers Canggu, plus de 90 min aux heures de pointe
Eautensions sur l'approvisionnement dans le sud de l'île
Déchetsdécharges saturées, un sujet public depuis plusieurs années
Volcan Agungéruptions de 2017 à 2019, calme depuis, surveillance permanente
Sur la taxe de séjour : elle se règle en ligne avant le départ via le portail officiel, ce qui évite la file aux bornes de l'aéroport. Gardez le justificatif sur votre téléphone, il peut vous être demandé. Le montant est modeste, et il finance en principe la gestion des déchets et la préservation culturelle.
diamond bay nusa penida bali
Diamond bay à Nusa Penida Bali.

FAQ, Bali avant et maintenant :

Bali est-elle vraiment trop touristique aujourd'hui ?
Le sud de l'île, oui, sans discussion : Canggu, Seminyak, Kuta et de plus en plus Uluwatu concentrent l'essentiel des sept millions de visiteurs annuels, avec les embouteillages et la pression sur l'eau qui vont avec. L'est, le nord et les montagnes restent beaucoup plus calmes.
Qu'est-ce qui a le plus changé à Bali depuis dix ans ?
Canggu, sans hésitation. Le village de rizières et de surfeurs de 2014 est devenu un pôle mondial du travail à distance, avec des villas construites là où passait l'eau d'irrigation. La circulation dans tout le sud arrive juste derrière.
Y a-t-il une taxe touristique à Bali ?
Oui, 150 000 roupies indonésiennes par visiteur international, soit une dizaine d'euros, instaurée en février 2024. Elle se règle en ligne avant le départ ou à des bornes à l'arrivée, et finance en principe la gestion des déchets et la préservation culturelle.
Le volcan Agung présente-t-il un risque ?
Il a connu une série d'éruptions entre novembre 2017 et juin 2019, avec évacuations et fermeture de l'aéroport à plusieurs reprises. Il est calme depuis, avec une activité mineure occasionnelle et une surveillance permanente. Vérifiez son statut avant de partir.
Combien de temps faut-il pour aller de l'aéroport à Canggu ?
Cela dépend entièrement de l'heure. Comptez trente à quarante minutes en heure creuse, et plus d'une heure et demie aux heures de pointe. C'est l'une des raisons pour lesquelles je conseille de commencer un séjour par l'est plutôt que par le sud.
Faut-il renoncer à Bali ?
Non, mais il faut renoncer au Bali des photos. Si vous visez Canggu, Seminyak et Tegallalang en juillet, vous serez déçu. Si vous partez vers Sidemen, Munduk ou Amed, vous trouverez encore une île qui ressemble beaucoup à celle que j'ai connue en 2014.

Moi c'est Jean-Baptiste,

Depuis plus de 10 ans, j'aide les voyageurs à créer des itinéraires uniques et authentiques, loin du tourisme de masse. À Bali, je joue cartes sur table : j'y ai passé plusieurs semaines en 2014, avant la vague. Tout ce qui relève du vécu date de cette époque, tout ce qui relève des chiffres et des règles a été revérifié en 2026. Avec mon agence Odyssélux, je peux même te composer ton séjour de A à Z.

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Envie de l'Indonésie hors de Bali ?

Java, Florès, les Célèbes, Sumatra : l'archipel compte 17 000 îles et le tourisme se concentre sur une seule. Je compose des itinéraires indonésiens qui vont voir ailleurs.

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Mon verdict :

Je ne vais pas faire semblant : le Bali que j'ai connu en 2014 n'existe plus dans le sud. Les rizières de Canggu sont des villas, la route est un embouteillage, et l'eau manque là où elle irriguait des siècles de terrasses.

Mais l'île fait 5 700 kilomètres carrés et le tourisme se concentre sur une fraction minuscule. À une heure de route, Sidemen, Munduk et Amed sont restés eux-mêmes. C'est là qu'il faut aller, et c'est l'objet de mon article sur le Bali sans la foule.

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