Que faire à Tirana ?
Mon avis sur la capitale Tirana :
Je ne vais pas mentir, Tirana n’est pas la plus belle capitale d’Europe (allez voir mes autres articles). Dans le même genre, Tbilissi en Géorgie est mille fois plus sympathique, et Cluj-Napocca en Roumanie est plus moderne, tout en conservant ce côté ville de l’est. À Tirana, on sent que la ville a émergé du communisme le plus hermétique d’Europe en 1991 (l’Albanie d’Enver Hoxha était coupée du monde entier, y compris des autres pays communistes). Ce qu’on voit aujourd’hui à Tirana, c’est le résultat d’une métamorphose à grande vitesse : une capitale qui tente de rattraper 45 ans d’isolement en deux décennies. Le résultat n’est pas fameux. Pas de front de mer, pas de bâtiment iconique, pas de vieille ville conservée. Au lieu de çà, une modernisation en décalage avec ce qu’on connait à l’ouest.

Tirana est située en plein centre de l’Albanie. C’est donc un point de départ parfait que vous vouliez visiter le nord (alpes, lacs Komani et Skodar) ou les plages du sud (en passant par Berat). Idem, si vous voulez visiter les Balkans, la ville est située à équidistance de la Macédoine, du Kosovo et du Monténégro.
L’aéroport Mère Teresa est bien desservi depuis Paris. Transavia, Wizz Air et Ryanair proposent des vols directs en 2h30 à 3h de vol.
Depuis l’aéroport, le Luna Bus relie directement la place Skanderbeg pour 4€ et 25 minutes. Évitez le taxi officiel à l’aéroport (20€).


Que faire à Tirana ?
La place Skanderbeg, oui — mais vite fait. C’est grand, réaménagé, un peu vide.
Le Blloku, c’est l’ancien quartier réservé à la nomenklatura communiste. Interdit au peuple albanais jusqu’en 1991. Aujourd’hui : le quartier le plus branché de la ville, plein de cafés design, de restaurants, de street art.
La Villa 31 — ancienne maison d’Enver Hoxha lui-même — vient d’être transformée en résidence d’artistes en 2025. L’ironie est totale et assumée.
Le street art envahit la ville. Ce n’est pas décoratif — c’est politique. Tirana a lancé dans les années 2000 une campagne de colorisation des façades grises soviétiques sous la direction d’Edi Rama, alors maire, artiste lui-même. Le résultat : une ville-galerie à ciel ouvert, où chaque mur raconte quelque chose.
Le Pazari i Ri (marché central rénové) est l’endroit le plus honnête de Tirana. Bouchers, fromagers, vendeurs d’olives et de raki maison côtoient des bars à espresso. Arrivez le matin. Commandez un byrek — la pâtisserie feuilletée albanaise au fromage ou aux épinards — pour 60 cents. C’est le meilleur petit-déjeuner que vous mangerez en Albanie.
Bunk’Art 2 — bunker nucléaire souterrain de l’ère communiste, transformé en musée. Trente salles sous terre qui documentent les 45 ans de dictature d’Hoxha. Glaçant, nécessaire, impossible à résumer. Comptez 2h minimum.
La Pyramide de Tirana a été mon endroit préféré de la ville. Construite à la gloire d’Hoxha, abandonnée après 1991, squattée, vandalisée, et finalement réhabilitée en lieu culturel tech avec une antenne de l’école 42 inaugurée par Macron en 2025. On peut grimper dessus. Vue imprenable sur la ville.
Au delà des visites, des nombreux tags en ville et de cette ambiance toujours étrange pour les gens de l’ouest de passer à l’est, c’est la nourriture qu’il faut tester à Tirana. La cuisine albanaise est sous-représentée — et c’est scandaleux. Elle emprunte aux Ottomans, aux Grecs, aux Italiens, et elle a développé ses propres codes.
Les incontournables : le byrek (feuilleté salé, 50-80 cents dans les byrekxhi), le tave kosi (agneau au yaourt cuit au four), les fromages locaux au marché, et le raki blanc maison qu’on vous offrira dans n’importe quel café un peu local.
Les Albanais sont des consommateurs de café sérieux — espresso serré, terrasse, conversation. C’est une culture en soi. Le café coûte en moyenne 1€.

Budget et dates :
Tirana est l’une des capitales les moins chères d’Europe. L’hôtellerie est l’exception — les hôtels bien situés sont relativement chers pour l’Albanie. Le reste est très abordable :
FAQ : visiter Tirana
Combien de jours faut-il pour visiter Tirana ?
2 jours suffisent pour voir l’essentiel : Blloku, le Bunk’Art 2, le Pazari i Ri, la Pyramide et se perdre dans les ruelles. 3 jours permettent d’ajouter une excursion à Krujë ou Durrës.
Tirana est-elle sûre pour les touristes ?
Tirana est une ville très sûre pour les voyageurs. Les arnaques classiques concernent les taxis non réglementés. En dehors de ça, la criminalité de rue est faible et les habitants sont particulièrement accueillants envers les étrangers.
Faut-il des lek albanais ou peut-on payer en euros ?
L’euro est largement accepté dans les hôtels, restaurants et commerces de Tirana. Pour les petits marchés, le Pazari i Ri et les transports locaux, quelques lek sont utiles. Des distributeurs acceptant les cartes européennes sont disponibles partout.
Tirana vaut-elle vraiment le détour ?
Tirana est la ville qui donne les clés pour comprendre l’Albanie. Son histoire communiste, son architecture éclatée, son énergie de ville en reconstruction rapide. Mais il n’y a pas de vrai monument iconique.
Qu’est-ce que le Blloku à Tirana ?
Le Blloku était le quartier réservé exclusivement à la nomenklatura communiste pendant la dictature d’Hoxha. Interdit aux simples citoyens jusqu’en 1991, il est devenu le quartier le plus branché de Tirana — cafés, restaurants, bars et galeries d’art ont remplacé les maisons de privilégiés du régime.
Peut-on visiter le Bunk’Art à Tirana ?
Oui. Le Bunk’Art 2 se trouve en plein centre-ville, à côté de la Tour de l’Horloge. Ouvert tous les jours, entrée ~5€. Il retrace l’histoire de la police secrète albanaise (Sigurimi) et de la vie sous la dictature. Le Bunk’Art 1, plus grand, est en dehors du centre et combiné idéalement avec le téléphérique du mont Dajti.
En Conclusion :
Paysages
touristique
Que faire à Tirana ?
J’ai mal visité Tirana. Trop vite, pas assez intéressé par cette ville qui semble agréable à vivre (et où les gens sont très sympathiques avec les touristes), il y a un gap par rapport aux capitales de l’Europe de l’ouest que je n’ai pas réussi à saisir. Mais la ville reste un passage obligatoire pour la visite de l’Albanie, et une belle introduction au pays. Vous aurez peut être le coup de coeur que je n’ai pas eu ! Autre détail, la ville progresse tellement vite que trois ans après mon passage, elle mérite un nouveau coup d’oeil.
En tout cas si vous avez des questions ou besoin de plus d’information sur Socotra, un pays où il est impossible d’organiser son voyage seul, écrivez moi via mon agence de voyage Odyssélux ! Et n’hésitez pas à aller voir mes articles sur l’Albanie ici !
Comme tout le monde, j’ai d’abord visité la Croatie avant d’aller en Albanie. Sortir de nos aventures en Europe n’est pas toujours simple, mais entre les deux pays (surtout en plein été) je vous conseille vivement de vous aventurer plus au sud ! Moins cher, moins bondé et tout aussi sympathique, vous serez en plus au centre des balkans, et aurez la possibilité comme moi de visiter plusieurs pays en un coup ! Un voyage que vous pouvez aussi vivre avec ma proposition chez Odyssélux !
Présentation de l'Albanie :
- Circuit d'une semaine à Socotra
Les étapes de mon voyage en Albanie :
- Skadar lake
- Les alpes albanaises
- Berat
Contenu supplémentaire :
- On mange bien en Albanie ?