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Manger en Roumanie

La cuisine roumaine — en bref

Le style : généreuse, rustique, à base de porc, de chou et de polenta.
Les stars : sarmale, mămăligă, mici, ciorbă et papanași.
À boire : la țuică (eau-de-vie de prune) et de très bons vins.
Où : dans les auberges de village et les pensiuni, pour trois fois rien.

Cet article complète mon guide et itinéraire en Roumanie. Retrouvez toutes mes aventures en Roumanie et en Europe.

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On ne part pas en Roumanie pour la gastronomie… et c’est bien dommage, car la cuisine roumaine réserve de belles surprises. Généreuse, réconfortante et profondément paysanne, elle raconte un pays de forêts, de montagnes et de traditions. Non je rigole. Le pays n’est pas le plus intéressant en termes de nourriture. Par contre çà m’étonnerait que vous ayez faim en rentrant chez vous…

Au fil de mes road trips en Transylvanie, j’ai goûté à peu près à tout. Voici mon guide pour manger en Roumanie : les plats incontournables, les sucreries, les boissons et surtout mes conseils pour trouver les meilleures tables, celles des villages. PS : désolé mais j’ai perdu toutes mes photos de repas de roumanie, il faudra donc vivre çà dans votre tête !

Moi c’est Jean-Baptiste,

Depuis plus de 10 ans, j’aide les voyageurs à créer des itinéraires uniques et authentiques, loin du tourisme de masse. Je teste, compare et analyse moi-même chaque destination — et avec mon agence Odyssélux, je peux même te l’organiser de A à Z.
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L’esprit de la cuisine roumaine

Commençons par comprendre ce qui la caractérise. La cuisine roumaine puise dans un héritage varié : influences balkaniques, ottomanes, hongroises et slaves se mêlent au fil des régions. En Transylvanie, par exemple, la présence hongroise se ressent nettement, avec des plats plus riches et épicés. Partout, cependant, on retrouve les mêmes piliers : le porc, le chou, la polenta et la crème aigre.

Ensuite, c’est une cuisine profondément rurale et saisonnière. Les Roumains cultivent, élèvent et conservent eux-mêmes une grande partie de ce qu’ils mangent. Résultat : des produits d’une fraîcheur remarquable, souvent bio sans le revendiquer. On mange copieusement, on partage, et l’on accompagne presque tout d’un petit verre d’eau-de-vie. Bref, une table conviviale, à l’image du pays.

Les plats à goûter absolument

01
Le plat nationalLes sarmale

Des feuilles de chou (ou de vigne) farcies de viande de porc et de riz, mijotées longuement. On les sert avec de la polenta et de la crème aigre. L’incontournable des fêtes.

02
L’accompagnement roiLa mămăligă

La polenta roumaine, dense et dorée, qui remplace le pain. On la déguste nature, avec du fromage et de la crème, ou en accompagnement de presque tout.

03
Le grillLes mici (mititei)

De petites saucisses grillées sans peau, épicées et juteuses, servies avec de la moutarde et du pain. Le snack convivial par excellence, surtout à la terrasse d’une brasserie.

04
La soupe reineLa ciorbă

Une soupe aigre emblématique, déclinée à l’infini : ciorbă de burtă (tripes), rădăuțeană (poulet) ou de légumes. Réconfortante et parfaite par temps frais.

05
TransylvanieLe gulaș & la tochitură

Le gulaș, hérité des Hongrois, et la tochitură, un ragoût de porc généreux servi avec œuf et polenta. Deux plats mijotés qui tiennent bien au corps après une randonnée.

Douceurs & boissons

Impossible de terminer un repas roumain sans une douceur. Les papanași règnent en maîtres : ces beignets tièdes au fromage frais, nappés de crème et de confiture, font l’unanimité. À l’approche des fêtes, on savoure aussi le cozonac, une brioche roulée aux noix et au cacao, ainsi que d’innombrables plăcinte (feuilletés sucrés ou salés).

Côté boissons, la Roumanie surprend agréablement. On y produit d’excellents vins, souvent méconnus, dans des régions comme Cotnari ou Murfatlar. Mais la vraie star reste la țuică (ou palincă en Transylvanie), une eau-de-vie de prune que l’on vous offrira partout, parfois dès le matin. Trinquez, mais avec modération : elle titre facilement 50°. Pour la soif, les bières locales et les eaux minérales pétillantes font le reste.

Astuce d’ami : refuser une țuică offerte par un hôte roumain peut vexer. Acceptez, trinquez d’un « Noroc ! », et savourez ce moment de partage — souvent le meilleur souvenir d’un repas.

Où bien manger en Roumanie

Voici mon conseil le plus précieux : fuyez les restaurants touristiques et cherchez l’authentique. Les meilleures tables ne paient pas de mine. Privilégiez d’abord les pensiuni, ces auberges familiales de campagne où l’on mange les produits de la ferme, souvent en pension complète et pour un prix dérisoire. On y sert une cuisine maison qu’aucun restaurant de ville n’égalera.

Ensuite, suivez les habitants et osez les petites tavernes de village. Dans les villes comme Cluj-Napoca, une scène plus moderne émerge aussi, avec des bistros qui revisitent les classiques et, enfin, de vraies options végétariennes. Enfin, faites un tour sur les marchés : fromages fermiers, miel, charcuteries et fruits y content à eux seuls toute la générosité du pays.

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FAQ — manger en Roumanie

Les questions fréquentes avant de passer à table — cliquez pour dérouler
Quel est le plat national de la Roumanie ?
Les sarmale : des feuilles de chou farcies de porc et de riz, mijotées et servies avec de la polenta (mămăligă) et de la crème aigre. C’est le plat des fêtes et des grandes tablées.
Que manger en Roumanie quand on est végétarien ?
C’est possible, même si la cuisine reste carnée. Cherchez la mămăligă au fromage, les plats « de post » (jeûne orthodoxe, sans viande), la salată de vinete (caviar d’aubergine), la zacuscă et les plăcinte. Les villes comme Cluj proposent aussi des options modernes.
Qu’est-ce que la țuică ?
Une eau-de-vie de prune traditionnelle, appelée palincă en Transylvanie, qui titre souvent 40 à 50°. On vous l’offrira partout : acceptez, trinquez d’un « Noroc ! » et buvez avec modération.
Manger au restaurant en Roumanie, c’est cher ?
Non, c’est l’un des pays les moins chers d’Europe. Un bon repas coûte souvent moins de 15 €, et les pensiuni de campagne offrent la pension complète pour une bouchée de pain.
Où bien manger en Roumanie ?
Dans les pensiuni (auberges familiales) et les petites tavernes de village, plutôt que dans les restaurants touristiques. Les marchés valent aussi le détour pour les fromages, miels et charcuteries fermières.
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En conclusion

Manger en Roumanie, c’est renouer avec une cuisine sincère, généreuse et sans esbroufe : celle des fermes, des grands-mères et des tablées qui s’éternisent. Goûtez les sarmale, trempez votre pain dans une ciorbă, terminez sur des papanași et trinquez d’une țuică. Vous en garderez un souvenir aussi fort que n’importe quel paysage.

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